France

Eric Ciotti en campagne à la présidence LR dans son fief des Alpes-Maritimes

« La droite du cœur » : c’est le slogan qu’Eric Ciotti a choisi pour tenter de prendre la tête des Républicains (LR). Candidat du parti Hardline à la présidentielle, le finaliste de la dernière primaire présidentielle de droite a montré sa capacité à mobiliser la base militante samedi 10 septembre à Levens, son fief des Alpes-Maritimes, où il a rallié environ 4.000 personnes. “Ici, mes amis, nous sommes alignés, en ligne droite, en ligne claire”, a-t-il commencé.

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D’immenses tables décorées en bleu, blanc et rouge, une scène ornée d’un drapeau tricolore géant et un accueil aux cris de « Eric Président » : le traditionnel « rendez-vous des amis d’Eric Ciotti » ressemblait à une démonstration de force à trois mois de l’élection de le président du parti.

Son principal adversaire le 3 décembre sera le chef des sénateurs LR, Bruno Retailo, soutenu par de nombreux élus. Samedi, Eric Ciotti a également tenu à afficher son soutien : les députés Eric Pogé et Michel Tabaro, le président des jeunes LR, Guilhem Carrillon, le maire de Cannes, David Lisnard…

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Mais il l’a rappelé lors d’un point presse : « Les militants décideront. » Et il a assuré qu’il avait leur « confiance », forte de la mobilisation de sa fédération des Alpes-Maritimes, redevenue la première de France avec 3 500 licenciés.

“Autorité, Liberté, Identité, Travail”

Pour un cadre LR, “les sélections vont se décider en fonction de deux facteurs : la popularité, et là Ciotti écrase le match, et la capacité à faire des cartons”. Samedi soir à Levens, une table a été dressée à l’entrée du Grand Pré pour recueillir les inscriptions à la fête et chaque spectateur a trouvé un bulletin d’adhésion dans son assiette avant le dîner en plein air au son d’un orchestre.

Déjà l’an dernier, le nombre d’adhérents avait été déterminant lors des primaires de LR. Eric Ciotti a rappelé la surprise que représentait alors son entrée en finale : « Peu auraient prédit le résultat. Je fais confiance au bon sens des militants. »

Lors de cette élection, le député entend défendre une feuille de route « vraie et sans ambiguïté », avec comme boussole « autorité, liberté, identité, travail », même s’il a voulu élargir son message à l’économie, prônant une baisse d’impôts « pour au moins 125 milliards d’euros pour une période de cinq ans”.

Le risque de fuite d’informations dans Horizons

Certains dans LR craignent une ligne trop musclée qui pourrait faire fuir les élus et sympathisants du mouvement Horizons d’Edouard Philippe. Eric Ciotti balaie l’argument : « Nous avons déjà perdu 90 % des électeurs qui ont voté pour Sarkozy en 2017. » Pour lui, « la droite républicaine est forte parce qu’elle s’assume, elle ne succombe pas au politiquement correct. C’est peut-être pour cela que nous avons résisté à la pression de formations politiques plus à droite. »

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Face au risque de “disparaître” de sa famille politique, il renverse la métaphore médicale, prônant non pas “l’homéopathie” mais une “thérapie de choc” avec un “véritable projet de rupture”. S’il prend la tête de LR, il compte “désigner dès le début de 2023 le candidat à la prochaine élection présidentielle”, affichant déjà son favori : Laurent Vauquiez.

Le monde avec l’AFP