L’ancien candidat d’extrême droite à la présidentielle a été éliminé dès le premier tour dans la 4e circonscription du Var. Le comité politique se réunira la semaine prochaine pour discuter de la révision de la ligne politique. Les finances du parti suscitent également des interrogations.
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Publié le 14.06.2022 09:32 Mis à jour le 14.06.2022 10:06
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Eric Zemour avait promis il y a quelques mois qu’il serait le futur président de la république ou le futur leader de l’opposition. Ce ne sera ni l’un ni l’autre.
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Le fondateur de Reconquête ! il a été éliminé au premier tour des élections législatives, dimanche 12 juin, dans la 4e circonscription du Var, où il s’est présenté comme vice-président Guillaume Peltier dans la Loire et Cher et tous les candidats du parti. En effet, la formation politique, qui représente 4% au niveau national, n’enverra pas de député à l’Assemblée nationale. Et forcément au sein de Reconquête !, on commence à s’interroger sur l’avenir.
Deux mois, deux défaites, jusqu’au bout, Eric Zemor lui-même croyait pouvoir se qualifier pour le deuxième tour du Var. Mais l’ancien candidat d’extrême droite à l’Elysée a terminé troisième avec 23,19% des voix. “Il est un peu assommé, les élections législatives sont une défaite personnelle”, a-t-il déclaré.
Un comité politique se réunira la semaine prochaine pour préparer les autres. Certains imaginent déjà de grosses réparations dans les mois à venir, en termes de ligne, de direction, sans aller jusqu’à évoquer le sujet tabou. Eric Zemor, sans mandat et deux défaites au compteur, peut-il et va-t-il rester à la tête de son parti ? Conquête! dans tous les cas, ils devront attacher leur ceinture de sécurité.
La législation rapportera un peu plus d’un million d’euros par an, pas assez pour le travail. De plus, il faudra organiser des « combats » pour entretenir la flamme, selon le dirigeant. Car la prochaine élection est loin : les européennes en 2024, deux ans à répéter… ou à abroger.
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