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EXCEPTIONNEL. Emmanuel Macron à La Dépêche du Midi : “La réforme des retraites prendra effet à l’été 2023.”

le principal Emmanuel Macron a accordé ce vendredi 3 juin une interview exclusive à la presse quotidienne régionale, dont La Dépêche du Midi. A moins de dix jours du premier tour des législatives, le chef de l’Etat a dévoilé les premières chansons de son nouveau mandat. Il a notamment assuré que la réforme des retraites verrait le jour “dès l’été 2023”.

Cinq semaines après votre victoire, il ne s’est pas passé grand-chose… Pourquoi cette stagnation ?

Il faut faire la distinction entre l’action rapide et forte et la hâte. La guerre en Europe aura un impact direct sur nos vies. Le temps des crises continuera. J’ai mis à profit les premières semaines de ce mandat pour demander au gouvernement un texte sur le pouvoir d’achat (pour les fonctionnaires, les fonctionnaires, les jeunes, les bénéficiaires des minima sociaux, l’alimentation, etc.). Les dernières semaines ont également été consacrées au soutien de l’Ukraine. Puis vint le temps des investissements et de la formation du gouvernement.

Vous n’avez pas profité d’un état de grâce. Êtes-vous désolé?

La réélection n’est pas un choix. En 1988 et 2002, y avait-il un état de grâce ? Nous vivons une époque historique et extraordinaire. Il n’y a pas de semaines folles ou de mois heureux.

Où en est-on de la « nouvelle méthode » de travail que vous avez promise ?

Pendant la campagne, j’avais cinq objectifs : indépendance (industrielle, militaire, alimentaire, etc.), plein emploi, neutralité carbone, services publics pour l’égalité des chances et renouveau démocratique avec réforme institutionnelle. Pour les réaliser, je veux réunir un Conseil National pour Repenser, avec des forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et des citoyens tirés au sort. La nation doit être unie autour de ces priorités. Ce conseil, dont je vais me libérer, sera activé immédiatement après les élections législatives. J’espère que la première ministre et son gouvernement pourront lui donner vie.

Comment cela va-t-il évoluer ?

Il y aura une première série de plusieurs jours puis des réunions régulières. Ce sera le forum dans lequel nous mettrons en œuvre nos réformes, la première sera le pouvoir d’achat. Nous donnerons des réponses aux fonctionnaires avec le point de l’index, aux retraités… Dès cet été la loi sur le pouvoir d’achat et le texte sur la simplification et l’urgence pour les projets énergétiques seront adoptés. Ensuite, nous lancerons les grands chantiers : production, écologie, services publics. Quant au travail sur la réforme des retraites, indispensable pour financer nos transformations, il débutera après ce conseil et la réforme entrera en vigueur à l’été 2023.

Pourquoi ce clin d’œil au Conseil national de la Résistance ?

Nous vivons à une telle époque. Nous sommes dans une ère historique qui nécessite un profond changement de modèle, et puis la guerre est là. Au sein de ce Conseil National de la Fondation, je veux, en matière d’école et de santé, définir nos objectifs et nos moyens. Puis, à partir de septembre, je souhaite avoir des échanges de terrain, dans 1 200 quartiers résidentiels, impliquant tous les acteurs, sur la santé, comme les médecins, les ambulanciers, des personnels sélectionnés et nos associations de patients.

Nous nous donnerons quelques mois pour identifier les besoins et construire des projets. Nous publierons une feuille de route et dépenserons des ressources. Pareil pour l’école. Nous réunirons le personnel pédagogique, les parents d’élèves, le personnel périscolaire, les élus et les lycéens. Cette révolution culturelle part de la base et connecte tous les participants. Nous mettrons les fonds appropriés. Les Français en ont assez des réformes venues d’en haut. Ils ont plus de bon sens que les tracts. Paris doit être au service du terrain.

Emmanuel Macron contre les journalistes de la presse quotidienne régionale MAXPPP – Olivier Corsan

Emploi de rencontre pour recruter des professeurs, c’est de la liberté, de la flexibilité ?

Il y a urgence, l’administration a dû réagir. Mais nous devons réagir profondément au mal. Il faut réévaluer le métier d’enseignant, expliquer à nouveau qu’il s’agit d’un métier de base. Il faut aussi augmenter les salaires, donner la liberté pédagogique et soutenir les premières années, y compris pour que les jeunes enseignants puissent trouver un logement. Et permettre aux chefs d’établissement de donner leur avis sur le recrutement. Cela permet de s’assurer de l’adhésion du salarié au projet pédagogique.

Premièrement, les mathématiques reviennent en option. Était-ce une erreur de les supprimer ?

Il est facile de dire que c’est une erreur. Nous sommes confrontés au même problème dans notre système scolaire : nous n’apprenons pas à faire des erreurs et à nous corriger. Ce nouveau pacte sera mis en place progressivement jusqu’à la rentrée 2023.

Il y aura un chèque alimentaire sur le compte de pouvoir d’achat pour les plus vulnérables. Combien et quand ?

Ce contrôle alimentaire doit être simple. L’idée est de payer en une fois. Il faudra alors passer à des appareils plus ciblés, comme l’essence avec une grande roue motrice cet automne. La bonne réponse au pouvoir d’achat, c’est-à-dire. agir à la base est double. Le premier est de continuer notre investissement pour que plus de gens aient un emploi et que ce travail paie mieux. La réforme de France Travail (ex Pôle emploi, ndlr) débutera cet été pour remettre à l’emploi un maximum de chômeurs. La deuxième réponse est d’accélérer notre sortie de notre dépendance au gaz et au pétrole.

Les Augustiens auront-ils toujours la remise de 18 cents sur l’essence ?

Oui. Il doit y avoir de la visibilité pour nos compatriotes. Je te le donne.

Gérald Darmanin suggère qu’un excès de vitesse inférieur à 5 km/h ne peut plus entraîner de décompte de points. confirmez-vous

Ça fonctionne. Cette philosophie, qui consiste à maintenir nos exigences de sécurité routière et de bon sens, est une bonne philosophie.

En mars 2020, vous disiez vouloir mettre en place un plan à grande échelle pour l’hôpital. Aujourd’hui, certains services d’urgence sont fermés. Qu’est-il arrivé ?

Notre pays croit que chaque problème doit avoir une solution heureuse avec l’argent de l’État. Ce n’est pas vrai. Nous avons amélioré deux millions de soignants, avec des améliorations allant de 184 à plus de 400 euros par mois ! Nous avons investi 19 milliards, qui arriveront progressivement. Le personnel hospitalier a le sentiment d’être dans un tunnel dont il ne sort jamais. Il faut regarder le service d’urgence et le SAMU sous SAMU, territoire par territoire où il y a des besoins.

Aviez-vous besoin d’une mission flash pour cela?

Évidemment. sinon quoi ? Suis-je content de lire des articles dans la presse ? A partir de juillet, nous prendrons des décisions urgentes indépendamment du conseil d’administration de la fondation pour permettre une réponse adaptée aux centaines de situations recensées.

Faut-il réintégrer les soignants non vaccinés ?

Les difficultés de nos hôpitaux ne doivent pas être confondues avec l’éloignement du personnel de santé non vacciné. Nous parlons d’employés qui ont fait un choix conscient, éthiquement douteux de ne pas protéger les autres. Lorsque les autorités sanitaires nous diront que nous sommes revenus à la situation dite endémique, qu’il n’y a plus de risque, alors un travail de réinsertion sera effectué. Mais pour toutes ces personnes éloignées, je rappelle qu’un accompagnement social a été proposé, notamment aux Antilles.

La vaccination contre la grippe peut-elle devenir obligatoire pour certaines catégories de personnes ?

Non, je ne posterai pas ici. Un vrai travail pédagogique reste à faire. Un bon système de santé fonctionne quand il y a de la prévention. C’est une de nos faiblesses structurelles. Et quand je parle de prévention, c’est de vaccination. La vaccination contre la grippe, contre les virus connus est un élément important de la politique de prévention.

Un grand nombre de réacteurs nucléaires ont été arrêtés, même si le recours à d’autres sources d’énergie est actuellement coûteux. Comment puis-je l’expliquer?

Nous avons des normes de sécurité qui ont beaucoup augmenté au cours des dix dernières années et grâce auxquelles nous avons une énergie nucléaire sûre dans notre pays. Dès qu’il y a le moindre défaut, nous nous arrêtons immédiatement pour le comprendre et le corriger. La feuille de route est immense, j’ai donc voulu créer un ministère de l’énergie véritablement indépendant. Nous allons accélérer nos investissements dans le parc existant, dans le nouveau parc et dans l’innovation pour passer aux réacteurs modulaires et petits, ainsi qu’aux énergies renouvelables.

Faut-il avoir peur des pannes d’électricité l’hiver prochain ?

Je veux vous rassurer : il n’y a pas de risque de licenciement, car quand il y a des besoins, nous nous approvisionnons du marché européen. Quand j’entends des suggestions de l’extrême gauche ou de l’extrême droite…