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Recommandation : et comment ça marche dans les cas contacts de patients monkeypox ?

Alors que le monkeypox continuait de se propager au Québec, où 52 cas ont été confirmés, un résident de Montréal qui était en contact avec la personne atteinte a accepté de partager anonymement son expérience dans le système de santé.

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Zack (pseudonyme) a eu la malchance de voir son colocataire se rendre aux urgences après avoir souffert d’une fièvre accompagnée de sueurs nocturnes et de lésions pendant environ deux semaines.

“Je revenais d’un voyage à New York la semaine dernière pour voir mon colocataire avec de la fièvre, des sueurs, puis j’ai vu des furoncles sur son corps. Assez hypocondriaque, surtout après son passage aux urgences, et j’ai dû y aller », explique Zack.

En effet, en tant que cas contact de son colocataire, récemment déclaré positif au monkeypox, Zack a également décidé de se rendre aux urgences du CHUM en début de semaine.

“On a ressenti une vraie gentillesse de leur part, comme une envie de bien faire avec quelque chose qu’ils connaissent très peu”, explique-t-il.

Par ce témoignage, il veut souligner la qualité des soins et des conseils reçus des soignants dans une nouvelle situation.

Il a également noté une certaine opacité concernant la communication des nouvelles connaissances sur la maladie et l’accès à la vaccination pour les cas contacts.

Longue isolation… et labyrinthes d’échange de contacts

Quant à son colocataire, ses symptômes sont apparus environ une semaine avant son admission aux urgences – où il est resté plus de 10 heures – il restera isolé les deux prochaines semaines.

Le séjour de Zack à l’hôpital – il est venu principalement “pour s’assurer qu’il n’était pas infecté par le virus et pour [se] fournir les soins préventifs nécessaires, même pour se faire vacciner contre la variole »- était plus rapide, mais plus imprécis.

Sa décision de le faire a été motivée par la dernière conférence de presse de santé publique sur la maladie. Les autorités ont déclaré que les cas contacts devraient être vaccinés “dès que possible”.

Lors de son déplacement à l’urgence du CHUM, Zack n’a eu que de bons mots à dire sur le comportement et la préparation des soignants.

En particulier, il a appris comment la maladie se transmet entre les personnes.

« Comme me l’a expliqué l’infirmier du CHUM, on peut attraper ce virus par la sueur et les matériaux touchés et contaminés par une personne malade », explique-t-il.

“Mon colocataire, qui n’a pas eu de rapports sexuels ces dernières semaines, mais après être allé plusieurs fois à la salle de sport d’Hocelaga, il l’a certainement attrapé ici, selon le staff médical”, a-t-il ajouté. .

Cependant, le personnel médical était perplexe quant à la procédure à suivre pour traiter leur dossier « cas contact » et les conseils ou soins complémentaires qui devraient leur être prodigués.

En fait, il n’a reçu qu’une seule vraie information : il n’y a pas de vaccins au CHUM !

“Grâce à cette visite au service des urgences, j’ai appris que seul Santé Canada se soucie des vaccins.

Procédure de vaccination opaque et fourniture minimale de doses

“Santé Canada s’est arrangé pour contacter mon colocataire plus tôt cette semaine dans le cadre de son enquête pour décider si vous deviez me contacter pour la vaccination”, a déclaré Zack.

“Ils veulent décider si les contacts que nous avons pu avoir ont un risque avéré de transmission de la variole”, a-t-il déclaré.

Santé Canada a immédiatement contacté Zack et il a été vacciné préventivement le jour même. Comme il est désormais protégé de manière préventive, il n’a pas eu à traverser une période d’isolement.

“De toute façon, ils m’ont expliqué que tant que je n’ai pas de fièvre ou d’autres symptômes, je ne vais pas […] la période d’isolement doit être respectée”, a-t-il ajouté.

Selon ce que notre témoin a appris, cette procédure existe en raison de l’approvisionnement minimal en doses de vaccin, alors que l’incidence du monkeypox continue d’augmenter dans le pays et dans le monde.

Zack appelle donc à la vigilance et espère que le cheminement des soins et des contacts avec les patients deviendra plus fluide et moins incertain à mesure que nous en apprendrons davantage sur la maladie.

Nous vous rappelons que la maladie se manifeste principalement par l’apparition de fièvre, de maux de tête intenses, d’adénopathies (ganglions lymphatiques enflés), de maux de dos, de myalgies (douleurs musculaires) et d’asthénie sévère (manque d’énergie) selon l’OMS.

On sait aussi désormais que “la transmission de la maladie se fait principalement par contact direct d’une peau ou de muqueuses endommagées avec une peau ou des muqueuses saines, ainsi que par des gouttelettes ou un contact avec des sous-vêtements infectés”, selon divers épidémiologistes.