La soirée s’annonçait électrique et elle l’a été. Hubert Lenoir était visiblement content de jouer chez lui, dans sa ville, chez lui. Il semblait.
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Vêtu d’un long manteau, d’une robe blanche, d’un chapeau de cowboy et de lunettes de soleil, l’imprévisible bad boy est arrivé à toute allure sur les planches, glissant comme un joueur de baseball en mouvement, aux sons des Golden Days.
Même à ce moment-là, nous avons senti que la soirée allait être spéciale. Il y avait ce petit quelque chose et cette énergie qu’on retrouve dans les grands dîners. On a vite oublié un petit retard d’une vingtaine de minutes pendant lequel les gens scandaient “Hubert, Hubert, Hubert”.
La scène d’Hydro-Québec, face à l’Assemblée nationale, était pleine à craquer pour la visite d’Efant Terrible. Une foule hétéroclite, colorée et assez tatouée.
Il bouge et est dynamique sur les planches. Noemi, sa femme, est sur les planches. Pendant qu’elle danse, elle capte des images de la scène et du public, qui sont diffusées sur l’écran géant derrière la scène.
Et soudain Hubert enlève ses lunettes et son chapeau et se précipite dans la foule alors que les Golden Days tournent au thrash et au métal.
Lenoir n’a pas joué au Québec depuis son passage en 2018 à l’Imperial Bell et la sortie de l’album PICTURA DE IPSE.
“C’est ma maison. Je suis né à Québec et j’habite ici. Je ne suis jamais parti. Après tout ce que nous avons traversé, ici à Québec, ce soir, c’est notre ville », a-t-il commencé, déclenchant une série de chants « Québec, Québec, Québec » dans la foule.
Hubert, c’est Hubert
On a alors eu droit à de bonnes versions de Secret où il semblait troublé par le comportement de certains téléspectateurs, Si on s’y putait de Ferland, October et Sucre et al. C’était, avouons-le, très bien lancé. L’ambiance, comme on dit, était plus que bonne.
C’est devenu un peu décousu à la fin de la représentation avec un jam qui était, dirons-nous, immémorial.
“Il n’y a pas si longtemps, en 2017, ici même, en coulisses, je jouais ma musique dans la rue pour quelques piastres pour payer mon loyer. La seule chose que je veux vous dire, c’est que le temps change les choses. Il y a des “morceaux de caramel” mais tout s’améliore avec le temps. Un an après la libération de Darlène, tout allait bien », a-t-il dit, après quoi il a publié un avis aux médias et une étude publiée dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal, où il a été identifié en 2018 comme la 8e personne la plus détestée de Québec.
“J’ai hâte de lire la critique de mon émission de samedi matin”, a-t-il déclaré.
La fille de Nobody la suivit et un énorme chœur se forma. Cela s’est terminé par un énorme retour sonore, un long thanksgiving et le morceau PHASE en rappel.
Hubert étant Hubert, il a noté qu’il jouait sur la plus petite scène du festival alors qu’il avait déjà joué devant plus de monde à l’extérieur de sa ville natale, en référence aux Américains qui étaient représentés au Parc de la Francophonie.
« La scène québécoise a existé parce que les gens l’ont soutenue. Il est important de soutenir la scène locale et de lui donner sa place, en prenant soin de remercier les responsables de programmation Arnaud Cordier et Louis Bellavance. Je me fiche des conséquences, je le dis pour les autres », a-t-il lâché.
grands sillons
Au début de la prestation de Lydia Kepinski, au dîner, nous recherchions la chanteuse blonde que nous avons entendue lors de la pièce L’imposture, mais que nous n’avons pas vue sur les planches. Elle était pourtant là, dans le public, faisant plusieurs visites.
Stéphane Bourgeois
Lydia Képinski
Lydia Kepinski a rangé sa six cordes. Ce qui lui permet de bouger. Ce qu’elle fait beaucoup. Parfois, elle était complètement anéantie. On l’a vue allongée sur les planches pendant deux jours et enlever son pied de micro pour chanter à genoux pendant Arbol.
Arbol, Chlorine, avec les synthés délirants de Blaise Barboën-Léonard, Vaslaw et Les routes indolores, avec un clin d’œil à la série Les mystérieuses cités d’or, ont été les bons moments de cette performance.
Avec Choses sauvage qui a suivi, le groupe montréalais et plus particulièrement de Saint-Eustache a enflammé la salle avec du funk rock mêlé d’éléments disco et new wave.
Stéphane Bourgeois
Les choses sauvages
Mené par le chanteur Félix Bélisle, le quintette a lancé de nombreux gros grooves solides. Il sautait devant l’Assemblée nationale.
Après avoir retiré son pull et son gilet, le chanteur a lancé à plusieurs reprises son micro sur les planches, puis a fait de même avec le pied de micro, s’autorisant quelques bains dans le public.
Contrôleur, après avoir parfois donné l’impression d’être sur une autre planète, Félix Bellis a réussi à faire asseoir presque tout le monde lors du dernier segment de La valse des trottoirs. Un beau moment. Tout comme le final endiablé avec L’or et l’argent. Un “hohehey” a suivi. Un signe que le public avait apprécié.
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