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Hépatite d’origine inconnue : premier décès, contacts, nombre de cas… que dit le dernier rapport de l’OMS ?

Une vague de cas d’hépatite, dont l’origine reste inconnue et qui touche des enfants, continue d’intriguer l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce samedi 23 avril, un nouveau reportage fait le point.

Est-ce une augmentation depuis le premier rapport de l’OMS sur les enfants atteints d’hépatite d’origine inconnue au Royaume-Uni le 15 avril ? Ou la vigilance a-t-elle augmenté après ce signal, entraînant davantage de signalements ?

C’est la question que s’est posée l’Organisation mondiale de la santé, qui a publié ce samedi 23 avril un nouveau rapport sur ces mystérieuses affections.

Combien y a-t-il de cas et où sont-ils répertoriés ?

Au 21 avril, l’OMS note qu’au moins 169 cas de cette hépatite d’origine inconnue ont été recensés dans le monde. La plupart ont été signalés au Royaume-Uni (114 cas), où les premiers patients sont répertoriés.

Concernant la France, deux cas ont également été confirmés par Santé publique France. Pour le reste du monde, l’OMS indique que 13 cas ont été signalés en Espagne, 12 en Israël, 9 aux États-Unis, 6 au Danemark, moins de 5 en Irlande, 4 aux Pays-Bas, 4 en Italie, 2 en Norvège et 1 en Roumanie ainsi que 1 en Belgique.

“Au moins un mort”

Tous les patients ont moins de seize ans selon le dernier point de l’OMS. Sur les 169 cas signalés, 17 ont nécessité une greffe du foie. “Au moins un décès a été signalé”, indique le rapport, sans donner plus de détails.

L’OMS tente de réfléchir à l’origine possible de cette hépatite. Cela montre que dans au moins 74 des cas signalés, l’adénovirus, une famille de virus très fréquents chez les enfants, a été trouvé.

Quelles hypothèses ?

Cependant, ces adénovirus ne provoquent généralement pas d’hépatite. Si l’hypothèse d’un lien avec la vaccination Covid peut être écartée, l’OMS souligne en revanche que « le SRAS-CoV-2 a été identifié dans 20 cas parmi ceux étudiés. De plus, 19 ont été détectés par co-infection par le SRAS-CoV-2 et l’adénovirus.

L’OMS, qui reconnaît que l’adénovirus peut être une explication possible de cette hépatite, souligne en revanche que ces virus (il en existe 50 différents) provoquent généralement plutôt des maladies respiratoires.

L’adénovirus 41 semble intéresser particulièrement l’OMS. Il se manifeste généralement par de la diarrhée, des vomissements et de la fièvre, souvent accompagnés de symptômes respiratoires », indique le rapport, notant que bien que l’hépatite ait été signalée chez des enfants dont le système immunitaire est affaibli avec une maladie adénovirale, ce n’est pas connu pour provoquer une hépatite chez des enfants en bonne santé. .

Un nouvel adénovirus émerge à cause du Covid ?

Un autre indice relevé par l’OMS est l’émergence d’un nouveau type d’adénovirus. “Des facteurs tels que l’hypersensibilité chez les jeunes enfants après la baisse des niveaux d’adénovirus circulants pendant la pandémie de Covid-19, le potentiel de nouveaux adénovirus et la co-infection avec le SRAS-CoV-2 nécessitent une enquête plus approfondie”, indique le rapport de l’OMS.

Cette théorie ne doit pas exclure d’autres explications “infectieuses et non infectieuses”, prévient l’OMS, qui s’attend à une recrudescence des signalements en raison de la vigilance sanitaire lancée depuis plusieurs jours autour de ces cas.

En attendant d’en savoir plus sur ces formes mystérieuses d’hépatite, l’OMS recommande de suivre les mesures d’hygiène habituelles.