Des tensions. Le ministre délégué aux Transports, Clément Böhn, a condamné ce mercredi 13 juillet sur LCI les “propos extrêmement offensants” de l’ancienne maire de Beauvais, Caroline Caillot, contre le mariage pour tous. Mardi, le Sénat des Communes a demandé au ministre délégué aux Collectivités locales s’il maintenait les anciennes « déclarations de mariage pour tous et d’adoption pour les couples de même sexe qualifiés de caprice réforme et sur un but contraire à la nature “.
Carolyn Caillot s’est alors défendue, gardant ses propos d’il y a 9 ans : « Evidemment je maintiens mes propos, mais j’ai toujours dit que si la loi est votée, je l’appliquerai. Et puis, je vais encore vous dire que j’ai beaucoup d’amis parmi tous ces gens. Pour être honnête, mon procès est mauvais et il m’a beaucoup bouleversé. »
“Je fais partie de ces gens-là”, a répondu Clément Bohn. “Je ne le dis pas en tant qu’individu, je le dis par conviction politique : pour le combat pour l’égalité, contre les extrêmes et pour les valeurs qui me tiennent à cœur”, a-t-il ajouté. L’ancien ministre délégué aux affaires européennes, qui avait déjà condamné les gouvernements qui discriminent les personnes LGBT, a rappelé les engagements politiques pris par Emmanuel Macron, Elizabeth Bourne et son gouvernement en faveur de l’égalité pour tous : « Défense du mariage pour tous, PMA, lutte contre la thérapie de conversion, c’est ce que je veux retenir »
Face au contrecoup que ses propos ont provoqué, elle s’est excusée dans un tweet : « Profondément désolée pour eux, ils étaient naturellement inappropriés. »
Une plainte a été déposée contre le ministre
Dans le magazine Têtu, une pétition publiée lundi a été signée par une cinquantaine de députés de gauche pour condamner des propos que le ministre aurait pu tenir en 2012.
Plusieurs associations ont annoncé hier, mercredi 13 juillet, qu’elles allaient porter plainte contre le nouveau ministre chargé des collectivités territoriales. Cette plainte, transmise au parquet de Paris, a été déposée notamment par les associations Mousse, STOP Homophobie, LGBT Sports, LGBT Education, LGBT Familles et Adheos. L’infraction spécifiée est “l’injure publique à un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle par une personne relevant de l’autorité publique”.
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