France

La gauche non Nupes tente de se reconstruire autour de Carol Delga

Carol Delga lors des “Rencontres de gauche” à Bram (Aude), le 25 septembre 2022. CLAUDE BOYER / L’INDEPENDANT / MAXPPP

Dimanche au village, sur air champêtre. A Bram, petit village de 3 500 habitants planté au cœur de l’Occitanie, ils étaient plus de 1 700 à répondre à l’invitation de Carol Delga, présidente de la région à couteaux tirés avec la Nouvelle Union Populaire, Environnementale et Sociale (Nupes) et désireux de construire une nouvelle gauche. Toute la semaine dans la presse, elle a souligné sa volonté de construire ce “projet entre le libéralisme de Macron et le bolivarisme de Mélenchon”. Dans le cadre bucolique du Parc des Essarts, entre les différents ateliers thématiques, allocutions et allocutions ou la dégustation du fameux cassoulet, militants, élus ou simplement curieux ont répondu nombreux à l’appel.

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“C’est le début d’une nouvelle aventure”, a déclaré l’ancienne secrétaire d’Etat et députée, toujours attachée à son village natal de Haute-Garonne et “aux valeurs qui me porteront toujours”. Des valeurs qui l’ont amenée à ne pas soutenir la démarche d’alliance lors de la création du Nupes, mais voulue par la direction du Parti socialiste (PS). “Tout le monde est le bienvenu ici, je sais que la gauche a toujours connu ses tendances et ses adversités, nous voulons créer un nouvel espace de dialogue”, a souligné Mme Delga avant son intervention. En effet, au sein des cinq séminaires consacrés au climat, à l’éducation, à la citoyenneté, au travail ou à l’Europe, on peut croiser José Beauvais, le biologiste Gilles Boeuf ou encore Joe Spiegel, ancien élu et spécialiste de la démocratie participative.

Pas candidat au congrès du PS

Autour des tables situées au pied de la grande scène, élus, militants, socialistes ou non. Comme Jean-Charles Balardi, premier secrétaire fédéral dans le Tarn, pour qui “le syndicat des Nupes nous a gênés, on a perdu des élus, donc il faut composer mais construire autre chose”. Même réflexion pour Christian Assaf, président du groupe socialiste au conseil régional, pour qui « Carol Delga fait un excellent travail au niveau régional, maintenant il faut penser au niveau national ».

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Si elle rejette l’idée d’être bannie du PS et milite déjà pour des échéances futures – “Je n’ai pas d’ambitions nationales, mais des ambitions pour mon pays”, dit-elle -, Mme Delga pose les bases d’une démarche qui se poursuivra dans les mois à venir. Elle assure aussi qu’elle ne sera pas candidate lors du prochain Conseil national du parti, début 2023. Ainsi ces “Rencontres de la gauche”, de simples ateliers de réflexion ou de saut en place pour renouveler le PS, voire la création d’un nouveau parti ou mouvement ? La socialiste a quand même modéré son discours. Pas d’attaque frontale contre La France insoumise (LFI), à peine un soupçon d’affaire Quatennens, du nom de ce député du Nord, défendu par Jean-Luc Mélenchon après avoir reconnu les violences conjugales qui ont secoué le parti de Jean-Luc Mélenchon. “En cas d’abus, les premiers mots doivent s’adresser aux femmes”, a-t-elle simplement noté.

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