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Laver Cup : Frances Tiafoe revient de nulle part face à Stefanos Tsitsipas, le Saint Graal du monde

C’est un petit événement. Bien que l’équipe européenne ait remporté la Laver Cup lors de ses quatre premières éditions, elle a été battue pour la première fois dimanche. Francis Tiafoe a brillamment terminé le travail pour l’équipe mondiale, excluant Stefanos Tsitsipas (1-6, 7-6, 10/8) en 1 heure et 46 minutes d’action à l’O2 Arena de Londres, sauvant quatre balles de match dans le processus. . Alors qu’ils étaient menés 8-4 avant cette dernière journée de compétition, les hommes de John McEnroe ont tout raflé avec trois victoires consécutives, dont celle de Felix Auger-Aliassime (qui avait aussi remporté le premier doublé) face à Novak Djokovic.

Frances Tiafoe a décidément le sens du spectacle et du suspense. Déjà époustouflant lors du dernier US Open, l’Américain a traversé tous les états dimanche pour offrir sa première Laver Cup à l’équipe du reste du monde. Car après une vingtaine de minutes de jeu, on avait du mal à le voir sortir d’un match qu’il avait mal abordé, ou plutôt Stefanos Tsitsipas avait débuté avec brio.

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La leçon de Djokovic

IL Y A UN JOUR

Tsitispas injouable puis nerveux

Dans une sorte d’hommage involontaire aux incursions supersoniques de Roger Federer à son apogée, le Grec a offert un récital au premier acte. Il n’a pas commis la moindre erreur non provoquée et a réussi les coups gagnants avec une grande classe. Passes, demi-volées, montées inspirées, réceptions précoces du ballon, petites tranches de revers croisés courts pour attirer son adversaire au filet : tout s’y est passé comme une sorte de réincarnation de “FedExpress”. Tiafoe était submergé et il semblait que cette Laver Cup déciderait de son vainqueur lors de la finale prévue en simple entre Casper Ruud et Taylor Fritz.

Oui, mais maintenant, Tiafoe a gagné en confiance après ses deux semaines à l’US Open. Et il a méthodiquement retrouvé son jeu, se concentrant principalement sur ses jeux de service. Il a également trouvé le filet plus souvent, s’organisant plus rapidement sur ses deuxièmes tirs. Si Tsitsipas était toujours aussi autoritaire sur ses propres commits – il n’avait pas de balle de break à jeter hors du jeu – il avait de moins en moins d’occasions de relancer. Et surtout, il n’a pas réussi à boucler le tie-break quand l’occasion s’est présentée.

Et Tiafoe est passé en mode flush

Le Grec a récolté pas moins de quatre balles de match, dont deux sur son service. Mais le défi s’est fait sentir, sa main tremblant notamment sur la diagonale du revers malgré les propos rassurants de Federer, qui lui a conseillé de prendre son temps. Et Tiafoe en a finalement profité pour remporter le match décisif 13 points à 11. À partir de ce moment, et même en concédant un mini-break avant un super tie-break, l’Américain avait l’avantage psychologique.

Et il a terminé comme un boulet de canon, notamment sur une course déroutante sur un coussin adverse pour se glisser dans le ravissement d’une courte victoire croisée. La foule européenne peut scander “Tsitsipas, Tsitsipas”, le “Grand Ennemi” est allé remporter un trophée qui pourrait être une pierre angulaire dans le rapport de force entre les deux équipes.

Francis Tiafoe (Équipe Monde) / Laver Cup 2022

Crédit : Getty Images

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