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La maladie à virus de Marburg a été détectée pour la première fois au Ghana

Un employé municipal désinfecte une place de marché lors de l’épidémie de Covid-19 à Accra, mars 2020. NIPAH DENNIS / AFP

Deux cas de maladie à virus de Marburg, une fièvre hémorragique presque aussi meurtrière qu’Ebola, ont été signalés pour la première fois au Ghana, ont annoncé dimanche 17 juillet les autorités sanitaires.

Le 8 juillet, des échantillons de sang de deux personnes prélevés dans la région d’Ashanti (sud) ont suggéré la présence du virus de Marburg et les échantillons ont été envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar (IDP) pour confirmation, a indiqué le Ghana Health Service (GHS). “D’autres tests à l’IDP ont confirmé les résultats”, a déclaré dimanche Patrick Kuma-Aboagi, directeur général de GHS, dans un communiqué. “C’est la première fois que le Ghana confirme [la présence] virus de Marbourg”, a-t-il déclaré.

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Les 98 personnes identifiées comme cas contacts sont actuellement en quarantaine, ajoute le communiqué, ajoutant qu’aucun autre cas de Marburg n’a encore été trouvé parmi eux. Les autorités sanitaires disent tout faire pour “protéger la santé de la population”, appelant à la coopération “de tous” pour que le virus soit “efficacement contenu”.

Mortalité entre 24% et 88%

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie à virus de Marburg est transmise à l’homme par les chauves-souris frugivores et se propage à l’homme par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées ou avec des surfaces et des matériaux. La maladie débute soudainement, avec une forte fièvre, des maux de tête sévères et un possible malaise.

L’OMS a déclaré en septembre 2021 la fin du premier épisode du virus de Marburg en Afrique de l’Ouest, 42 jours après l’identification d’un seul cas en Guinée. Des épidémies et des cas sporadiques ont été signalés par le passé ailleurs en Afrique, notamment en Afrique du Sud, en Angola, au Kenya, en Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC).

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Les décès varient de 24% à 88% lors de ces épidémies, selon la souche du virus et la gestion des cas, selon l’OMS. Bien qu’il n’existe pas de vaccins ou de traitements antiviraux approuvés pour traiter le virus, la réhydratation orale ou intraveineuse et le traitement de symptômes spécifiques améliorent les taux de survie.

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Le monde avec l’AFP