On savait que le loup était aux portes de la Bretagne car des individus avaient été identifiés dans des départements voisins comme la Loire-Atlantique, le Calvados ou la Vendée. Sa présence est maintenant confirmée dans la région. Un chien de grande taille a été photographié à l’aide d’un appareil photo automatique dans la commune de Bérien, dans le massif de l’Are, a indiqué jeudi la préfecture du Finisterre dans un communiqué.
[OBSERVATION D’UN LOUP DANS LE FINISTÈRE] Communiqué du Groupe Loup Bretagne – pic.twitter.com/nQXu5ssA5V
— GMBreton (@MammBzh) 5 mai 2022
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C’est “la première depuis plus d’un siècle”, ont indiqué les autorités. A la fin du 19ème siècle, le loup a disparu de la zone déracinée par les chasseurs et la population. Le dernier individu signalé aurait été tué en 1913 à Tremeven dans les Côtes-d’Armor. Cent dix ans plus tard, le loup revient en Bretagne. Cependant, les autorités sont prudentes. “A ce stade, cette observation dans le Finnister ne permet pas de confirmer que le loup est implanté dans le département”, ont-ils précisé. La capitalisation des informations dans le temps est nécessaire pour apprécier l’évolution de la situation.
Un individu en phase de dispersion
L’observation d’un individu loin des zones de présence confirmée caractérise les loups en phase de dispersion. Cela se produit régulièrement au printemps, lorsque les loups juvéniles, qui ne peuvent pas se reproduire en meute, quittent leur patrie à la recherche d’un compagnon.
Ils peuvent alors parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de rester plusieurs mois dans un secteur avant de repartir. “La rapidité de déplacement et la discrétion de cette espèce d’un point à un autre font qu’elle peut facilement passer inaperçue dans son chemin de répartition”, précise la préfecture du Finisterre.
Le loup ne peut pas “s’installer définitivement” en Bretagne
Le retour du loup fait parler de lui en Bretagne depuis plusieurs années. Début 2018, l’Observatoire du Loup, association de bénévoles réunissant naturalistes et géographes, annonçait le retour de canis lupus lupus à partir de 2020 dans les régions bretonnes.
Thèse, qui fut ensuite battue en brèche par François de Boliot, auteur de nombreux ouvrages sur la nature en Bretagne. “Ce n’est pas grave. Certains individus, bien sûr, pourraient rejoindre la Bretagne, ils ont une opportunité biologique. Mais la Bretagne n’offre pas assez de ressources alimentaires ni de grands espaces pour que le loup s’y installe durablement”, confie-t-il à 20 Minutes Connecté, le le renard et la belette n’ont pas encore réagi au retour du loup en Bretagne.
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