Le droit à l’avortement est loin de faire l’unanimité à Ottawa, alors que de nombreux élus, tous du Parti conservateur, continuent de s’y opposer.
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Pas moins d’un tiers des députés conservateurs se disent encore aujourd’hui “pour la vie”, selon les données recueillies par la campagne Coalition for Life, un lobby anti-avortement.
Ainsi, 39 députés sur les 338 élus fédéraux, tous conservateurs, s’opposent au concept d’avortement.
L’avortement est de retour dans l’actualité fédérale alors que la Cour suprême des États-Unis doit annuler une décision historique de 1973 qui a conduit à sa légalisation aux États-Unis, selon Politico.
La plupart des conservateurs contre l’avortement viennent de l’Ouest et des Prairies, mais certains sont du Littoral et quelques-uns du sud de l’Ontario, dont Leslin Lewis, le seul du clan anti-avortement encore en tête.
Personne ne vient du Québec. Mais le député Alain Reyes de Victoriaville a confirmé qu’il respectait l’opinion de ses collègues.
A l’issue d’un débat houleux sur le sujet à la Chambre hier, il a déclaré que la question restait “extrêmement sensible, tactiquement même” au sein du parti.
Leslin Lewis, par exemple, a réussi à terminer troisième de la précédente course à la chefferie, grâce au soutien du lobby anti-avortement.
C’était en août 2020, six mois après qu’un député conservateur de la Saskatchewan a présenté un projet de loi condamné par d’autres partis comme une tentative de criminaliser l’avortement clandestin.
Le projet de loi vise à amender le Code pénal pour interdire l’avortement fondé sur le sexe. Quatre-vingt-deux élus ont voté pour, 248 contre.
Bien que la procédure ait été décriminalisée au Canada depuis 1989, il n’y a pas de loi fédérale sur l’interruption volontaire de grossesse (avortement). Il s’agit donc d’un droit protégé par la Charte, mais sans réglementation claire.
Comme promis lors de la campagne, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé hier que son gouvernement étudierait le cadre juridique entourant l’avortement afin de pouvoir « sécuriser » et même « améliorer » l’accès à celui-ci, « pas seulement maintenant, mais en aucun cas. tout autre gouvernement à l’avenir ».
Selon la Loi canadienne sur la santé, l’avortement est un « service médicalement nécessaire ». Mais en moyenne, un hôpital sur six dans le pays le pratique.
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Ben Lob
Député conservateur, Ontario
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Rob Moore
Député conservateur, Nouveau-Brunswick
Photo d’archives, Christophe Nardi
Glenn Power
Député conservateur, Alberta
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Jérémy Patzer
Député conservateur, Saskatchewan
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Liane Rudd
Député conservateur, Ontario
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Jake Stewart
Député conservateur, Nouveau-Brunswick
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Marc Stral
Député conservateur, Colombie-Britannique
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Shannon Stubbs
Député conservateur, Alberta
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Rachel Thomas
Député conservateur, Alberta
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Gary Vidal
Député conservateur, Saskatchewan
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Arnold Virsen
Député conservateur, Alberta
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Katay Wagantal
Député conservateur, Saskatchewan
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Jean Williamson
Député conservateur, Nouveau-Brunswick
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Bob Zimmer
Député conservateur, Colombie-Britannique
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Christophe Workentin
Député conservateur, Alberta
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Candice Bergen
Chef conservateur par intérim, Manitoba
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Doyen Alison
Député conservateur, Ontario
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Michel Barrette
Député conservateur, Ontario
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James Besan
Député conservateur, Manitoba
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Kelly Block
Député conservateur, Saskatchewan
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Richard Bragden
Député conservateur, Nouveau-Brunswick
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