France

les pirates distribuent des données piratées

Le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes fait l’objet d’une cyberattaque massive depuis le mois d’août. Une rançon de 10 millions de dollars a été exigée.

Le groupe de piratage à l’origine de la cyberattaque du centre hospitalier de Corbays-Essons, dans le sud de l’Ile-de-France, a commencé à divulguer des données vendredi après que l’hôpital a refusé de payer une rançon réclamée, a appris dimanche l’AFP de source proche du dossier. .

Les pirates ont donné à l’hôpital un ultimatum pour payer la rançon le 23 septembre. Le délai expiré, ils ont exporté une série de données, ajoute la source proche du dossier, confirmant une information du site spécialisé C’est pourquoi. La nature des données n’a pas été précisée.

Selon C’est pourquoiLes pirates de Lockbit 3.0 ont publié plus de 11 Go de contenu sensible.

“C’est un double chantage, consistant à exfiltrer une partie des données volées pour faire pression sur les victimes. C’est un classique”, a expliqué à l’AFP un cyber-expert.

“2 millions de dollars”, a déclaré l’hôpital

L’hôpital, situé au sud de Paris, qui assure la couverture santé de près de 700 000 habitants de la grande couronne, a été victime d’une cyberattaque le 21 août avec une demande de rançon de 10 millions de dollars.

La rançon a ensuite été réduite à 1 million de dollars, selon plusieurs sources.

Selon C’est pourquoimaintenant, les pirates voudraient que l’hôpital “2 millions de dollars (1 million pour détruire les données volées et un million pour restaurer l’accès à l’information grâce à leur logiciel spécial)”.

La cyberattaque, qui a débuté en août, a touché les logiciels d’entreprise, les systèmes de stockage et même le système d’information des patients de l’établissement, les rendant inaccessibles.

“données de santé”

L’hôpital a alors porté plainte et saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). L’enquête, lancée par le parquet de Paris et confiée aux gendarmes du Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N), se poursuit.

L’Autorité nationale de sécurité et de défense des systèmes d’information (Anssi) a également été saisie.

Mais “malgré ces mesures et cette réactivité, des pirates ont tout de même réussi à exfiltrer des données personnelles, dont des données de santé”, déplorait mi-septembre l’hôpital dans un communiqué.

Après l’attentat, l’hôpital, dont le service des urgences reçoit normalement 230 personnes par jour, a lancé un plan d’urgence appelé “plan blanc” pour assurer la continuité des soins.

Une vague de cyberattaques vise le secteur hospitalier français et européen depuis environ deux ans. En 2021, l’Anssi a enregistré en moyenne un incident par semaine dans un établissement de santé en France.