France

L’ex-Miss France Sonia Rolland accusée d’une affaire de “bénéfices illicites”

faits saillants L’ex-Miss France a été mise en examen dans une affaire dite de “bénéfices illégaux” pour un appartement qui lui a été offert par Omar Bongo, ancien président du Gabon.

Sonia Roland, Miss France 2000, est dans la tourmente. Elle a été mise en examen ce lundi 30 mai à Paris pour “recel de détournement de deniers publics”, “corruption” et “abus de biens sociaux” dans le cadre de l’affaire des “bénéfices illégalement encaissés”, informe-t-on, ce mardi, Le 31 mai, nos confrères de Paris. La justice lui reproche d’avoir accepté en 2013 en cadeau d’Omar Bongo – président du Gabon pendant plus de 40 ans et décédé en 2009 (depuis que son fils Ali a été élu à la tête du pays) – un appartement dans un très chic 16e arrondissement de Paris.

“Je ne savais pas que la famille Bongo avait acquis autant de propriétés en France”

Nous vous rappelons que depuis dix ans en France une enquête est ouverte contre les “bénéfices obtenus illégalement”. L’immobilier de luxe est devenu la propriété de chefs d’Etat africains, soupçonnés de détourner une grande partie du trésor de leur pays et de profiter d’un système d’achat clandestin pour l’acquérir. Le juge d’instruction chargé de l’affaire estime que l’ancienne Miss Bourgogne aurait dû savoir que son don avait été acquis grâce à un montage financier occulte.

Déjà entendue en audience gratuite par l’Office central de lutte contre la grande délinquance financière (OCRGDF), Sonia Roland a confirmé, selon Le Parisien, avoir découvert l’acquisition frauduleuse du bien. “Je ne savais pas comment le financer et je m’en foutais (…) et je ne savais pas que la famille Bongo avait acquis autant de propriétés en France”, a-t-elle déclaré.

Selon son avocat, la femme de 40 ans avoue avoir été « naïve » : « Ma cliente avait 22 ans, elle venait d’une période où elle était conçue dans un univers dont elle ne connaissait rien. Elle conteste toute contrefaçon.’