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Meurtre et mystère entre trente et soixante-dix ans !

Difficile d’imaginer une série aussi charmante et pétillante que “The Only Murders in the Building” de Disney+. Les dix épisodes sont absorbés comme un roman d’Agatha Christie, parsemé de gags efficaces et d’autodérision rafraîchissante.

Posté hier à 19h29

La deuxième saison, mise en ligne ce mardi en français et en anglais chez Disney+, n’a pas déçu, loin de là. Elle ajoute la grande Shirley McLain à son casting cinq étoiles, qui comprend deux grands noms de l’humour : Steve Martin et Martin Short.

Huer! Un grand show boomer se moquera des trolls sur Twitter. Certainement pas. A l’instar de Hacks, grande comédie proposée dans Crave, Only Murders in the Building jette un pont entre les générations en rejoignant la chanteuse et actrice Selena Gomez au trio principal.

Et rien dans les intrigues entre les générations de cette délicieuse comédie ne semble forcé ou cliché. Jeunes, vieux, 30 ou 70 ans, ils apprennent les uns des autres, s’énervent (bien sûr) et nouent une amitié sincère sans que cela ressemble à un épisode de 1991 de Match of Life.

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C’est amusant et plein d’esprit. Bravo de ma part. Il est visualisé d’un coup.

Pour ceux qui ne connaissent rien Seuls les meurtres dans l’immeuble, scandale, seigneur ! bref résumé. L’artiste solitaire Mabel (Selena Gomez), l’acteur déchu Charles (Steve Martin) et le directeur de théâtre sur le déclin Oliver (Martin Short) vivent dans le même bâtiment patrimonial au sommet du West Side à New York. Les trois habitants du célèbre Arconia – c’est le nom de l’immeuble – ne sont pas visibles, mais partagent une passion débordante pour les podcasts avec du “vrai crime”.

PHOTO FOURNIE PAR DISNEY +

Scène de la deuxième saison de Only Murders in the Building

Lorsqu’un de leurs voisins reçoit une balle dans la tête, les trois détectives amateurs s’associent et inventent leur propre podcast sur le crime réel, qui révélera aux flics l’identité du tueur dans leur immeuble (de luxe, évidemment).

Le dixième et dernier épisode de la première saison s’est terminé par un coup de pied de glace. La pauvre Mabel (Selena Gomez) tenait le corps ensanglanté de Bunny, la présidente détestée du comité Arconia, sur le sol du salon. Une longue aiguille à tricoter a percé le tronc de la victime, qui avait plusieurs “ennemis” à proximité.

La deuxième saison de Only Murders in the Building commence à ce moment précis : qui tue Bunny, une femme solitaire et en colère ? Les flics suspectent nos trois enquêteurs populaires et sympathiques du dimanche, les premiers à se rendre au lit de la victime. Mais faute de preuves, la police a libéré Mabel, Charles et Oliver, qui ont ensuite attaqué la deuxième saison de leur podcast, à la recherche du tueur de Bunny.

Les trois premiers épisodes de 35 minutes (sur un total de dix) font des détours qui nous éloignent (trop) de l’enquête centrale. Dans le quatrième épisode, le rythme habituel reprend et la série nous rattrape dans ses réseaux intrigants. Les pistes s’estompent, les indices abondent et la chasse au tueur devient obsessionnelle.

En même temps, Only Murders in the Building ne perd jamais son ton original et excentrique. Chaque épisode de la série se présente sous la forme d’un épisode de podcast qui plonge dans le passé mouvementé de nombreux personnages, plus complexes qu’ils ne le montrent.

Parmi les nouveaux visages de Only Murders in the Building se trouve la joyeuse Amy Schumer dans son rôle, qui emménage dans le penthouse où le chanteur Sting a vécu la saison dernière. La mannequin et comédienne Kara Delevin incarne une galeriste qui s’intéresse au travail de Mabel et dont les intentions prêtent à confusion.

La brillante Tina Faye joue son mini-rôle de Sinda Cunning, une “podcaster” stellaire qui lance un podcast – Only Murderers in the Building – pour nos trois amis Mabel, Charles et Oliver.

Quant à Shirley McLain, elle joue la mère de Bunny, et sa riche histoire personnelle conduira nos détectives sur des chemins sinueux.

Au cours des épisodes, le spectateur jongle avec des pièces colorées du puzzle comme une image érotique pour un million de dollars, des ascenseurs cachés, des secrets épicés du passé et des rivalités remontant aux années 70 du siècle dernier. Encore une fois, Martin Short hérite des réponses les plus puissantes. Il est joyeux.

Et, oui, comme dans le premier chapitre, Selena Gomez parle toujours les dents serrées et les mâchoires verrouillées. Que voulez-vous, cette série aux nombreuses qualités ne peut pas non plus être parfaite.

Les gens à la liturgie !

Télé-Québec a battu son propre record d’écoute jeudi dernier pour une émission de la fête nationale. Entre 21h30 et minuit, la fête nationale, diffusée sur les plaines d’Abraham, a été vue par 812 000 personnes, tandis que la répétition du samedi soir a attiré 197 000 mélomanes.

Vendredi soir, la diffusion simultanée de l’émission à Montréal sur TVA et Radio-Canada a rassemblé 728 000 curieux. En résumé, Québec a battu Montréal et Mark Labresh a eu le dessus sur Pierre-Yves Lord.