Des élus ont dénoncé une décision “choquante” et “inacceptable” qui risque de fermer encore plus le haut de la Bretagne.
Fin le 30 octobre pour la liaison Brest-Orly. Dans un mail du 5 septembre, Air France annonce aux élus bretons que “l’économie de la ligne s’est nettement détériorée” et que “cette situation ne permet malheureusement pas à la ligne de continuer à fonctionner pendant la saison d’hiver 2022, après le 30 octobre. Dans un communiqué séparé, dix parlementaires de la majorité, qui ont dit avoir rencontré le ministre des Transports Clément Bon, ont estimé qu’il s’agissait d’une “décision inacceptable à l’heure actuelle”, “d’autant plus que l’objectif d’une ligne à grande vitesse à l’ouest de la Bretagne n’a pas été atteint”. encore été atteint et reste sur 3h30 au mieux ».
« L’accessibilité de notre territoire, et donc son attractivité, est cruciale pour permettre le développement de l’activité et de l’emploi sur le haut de la Bretagne. C’est pourquoi nous appelons Air France et son actionnaire majoritaire, l’Etat français, à reconsidérer cette position”, ont écrit le président de région Loïg Chesnais-Girard (extrême gauche), le maire de Brest François Quilandre (PS) et le président du département du Finistère dans un communiqué commun. Maël de Calan (LR).
Taux d’occupation autour de 30%
Interrogée, la compagnie Transavia, exploitant de la ligne et filiale d’Air France-KLM, a indiqué qu’elle annoncerait “prochainement son programme de vols au départ de Brest”, précisant qu’elle procédait à “l’évaluation des performances économiques de chaque parcours”. . L’entreprise mentionne notamment des “taux de remplissage” insuffisants “de l’ordre de 30%”.
“Cependant, la desserte entre Brest et Paris reste assurée par Air France vers l’aéroport de Paris CDG”, “avec plus de 20 fréquences par semaine”, précise Air France, qui souligne que cette liaison permet “de faire un aller-retour dans la journée entre Brest et Paris et relie Brest à de nombreuses destinations françaises et internationales ». Le groupe se dit également “prêt à explorer la possibilité d’un accompagnement commercial pour une entreprise régionale qui souhaiterait se positionner” sur la ligne Brest-Orly.
Dans leur courrier, les parlementaires soulignent que si la desserte Paris-Charles de Gaulle devait être maintenue, “cet aéroport n’est pas adapté aux déplacements rapides à la journée et notamment vers le centre de Paris, comme Orly le permet”.
Bientôt Vigo
“Rassurez-vous, il y aura toujours un train pour vous emmener entre Brest et Paris”, a réagi sur Twitter Stephan Rapebach, directeur général de Ouigo, le service low-cost de la SNCF, en annonçant l’arrivée en décembre des trains Ouigo à Brest. La SNCF exploite déjà une vingtaine de trains par jour entre Paris et Brest, dont le premier part à 5h du matin de Brest. Et ce, parfois en moins de 3h30, n’en déplaise aux élus bretons : ce jeudi 8 août, une ligne TGV relie Brest à Paris-Montparnasse… en 3h29.
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