Une nouvelle étude sur la séroprévalence des donneurs de sang par Héma-Québec suggère que plus d’un adulte sur quatre a développé des anticorps à la COVID-19 entre le début de l’année et la mi-mars.
MONTRÉAL, le 9 mai 2022 (CNW Telbec) – Pour cette quatrième phase de l’étude, des analyses ont été réalisées à l’aide d’un test permettant d’identifier les anticorps présents uniquement chez les personnes récemment infectées par le SARS-CoV-2. L’approche développée par les chercheurs consiste à comparer le taux d’anticorps d’un même individu dans deux échantillons répartis dans le temps.
Dans le cas de la vague Omicron, il a fallu qu’une même personne se fasse prélever un échantillon avant l’arrivée d’Omicron et un autre prélevé dès le début de 2022. Les résultats montrent que 27,8 % de la population québécoise était infectée par la COVID-19 entre fin 2021 et mars 2022.
Impact direct sur les activités d’Héma-Québec
Les activités quotidiennes de collecte de sang et de plasma font les frais de cette présence accrue de la COVID-19 dans la population. C’est notamment le cas depuis fin mars, qui correspond au début de la sixième vague pandémique. Héma-Québec peine à atteindre ses objectifs hebdomadaires en raison de l’annulation des rencontres avec les personnes atteintes de la COVID-19. Cependant, les besoins restent les mêmes : toutes les 80 secondes une personne a besoin d’un don de sang au Québec et 1000 dons par jour sont nécessaires pour répondre aux besoins des hôpitaux.
La tendance actuelle ne peut être maintenue sans affecter éventuellement les réserves de sang. Héma-Québec fait ainsi appel au nombre de dons requis. La prise de rendez-vous est l’option privilégiée pour assurer une bonne planification de l’admission des donneurs, surtout dans un contexte de pandémie. Héma-Québec invite chacun à planifier un don dès maintenant en se rendant sur le site internet hema-quebec.qc.ca ou au 1 800 343-7264 (SANG).
Les personnes passant par un point de collecte ou un centre de don sont invitées à vérifier sur place la possibilité de faire un don. Héma-Québec demande également à toute personne ayant pris un rendez-vous et ne pouvant se présenter de penser à l’annuler.
Pourquoi une telle recherche ?
Depuis le début de la pandémie, Héma-Québec appuie les autorités de santé publique en réalisant des études sur la propagation du soufre chez les donneurs de sang ou de plasma. « Héma-Québec a un accès privilégié aux donneurs qui acceptent généreusement de participer à de telles recherches et dont les échantillons peuvent être facilement obtenus et analysés dans nos laboratoires », explique le Dr Marc Germain, vice-président aux affaires médicales et à l’innovation. De plus, notre équipe de chercheurs possède l’expérience nécessaire pour réaliser ces études, y compris le dépistage des anticorps, l’analyse des données et l’interprétation. Avec le soutien de nos partenaires, nous avons constitué une biobanque à partir d’échantillons obtenus auprès de nos donneurs de plasma fréquents, ce qui permet de suivre de manière beaucoup plus stable la réponse immunitaire. »
Ces études sont réalisées par Héma-Québec, à la demande et avec le soutien financier du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). “Les études sur la propagation du séro s’avèrent très utiles aux autorités de santé publique pour surveiller l’évolution de la pandémie. Ces données sont également essentielles pour valider les modèles utilisés pour prédire l’évolution de la pandémie », a déclaré le Dr Gaston De Serres, médecin-chef à la Division d’immunisation de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
Il est à noter que ces projets bénéficient également du soutien du gouvernement du Canada, par l’intermédiaire de son Groupe de travail sur l’immunité contre la COVID-19 (GTIC), pour réaliser la collecte des échantillons inclus dans l’étude. « La variante Omicron s’est propagée rapidement et a dépassé la capacité de dépister les infections aiguës par le SRAS-CoV-2 à l’aide de tests PCR au Québec et dans le reste du Canada », a déclaré le Dr Tim Evans, directeur général de GTIC. Par conséquent, cette étude fournit la meilleure estimation de l’étendue totale de l’infection au cours de la première vague d’Omicron et contribuera à éclairer les solutions de santé publique.
Publication de l’indice santé : 2022-05-09 – Nombre de visites après publication : 15
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