Margaux Fodéré, édité par Gauthier Delomez 06:15, 01 septembre 2022, modifié à 09:06, 01 septembre 2022
L’inflation a légèrement diminué en août à 5,8 % contre 6,1 % en juillet. Cependant, parmi les enseignes de hard-discount (Aldi, Lidl, etc.), la hausse est plus marquée que dans les supermarchés, où les prix restent également élevés. En réalité, ces magasins n’ont pas assez de marge de manœuvre pour absorber ces coûts.
Les prix restent élevés dans les rayons des supermarchés. Et pour cause : si l’inflation a légèrement ralenti en août à 5,8% contre 6,1% en juillet, les commerçants, notamment les discounters, sont les plus touchés par les hausses de prix. Celle-ci atteint 8,66% en août dans des sites comme Aldi ou Lidl contre 7,70% dans les hypermarchés. Et dans les catalogues de produits, cette hausse de prix est bien visible : il faut parfois rajouter quelques dizaines de centimes à certains articles.
Moins de marge
Ce bond de prix peut surprendre, car ces surfaces devraient proposer des produits à des prix extrêmement compétitifs. Mais ils ont aussi moins de marge de manœuvre pour faire face à la hausse des coûts, selon Thomas Graffanino, expert retail chez Sia Partners. “Ce que vous avez avec les discounters, c’est un ensemble de coûts qui seront minimes. Cela veut dire que lorsque vous avez une inflation d’un produit, la capacité de ce discounter à l’absorber dans ses coûts et à ne pas le répercuter sur le consommateur diminue”, explique l’expert d’Europe 1.
Il en va de même pour les MDD, où les prix ont augmenté de 10,67 %. “Puisqu’il y a un intermédiaire entre les constructeurs et les enseignes de distribution, on aura forcément des négociations qui seront moins faciles entre les deux”, évalue Thomas Graffanino. Par conséquent, selon cet expert, ces jetons auront “un peu moins de capacité à absorber l’inflation”. Enfin, dans les premiers prix, la hausse est la plus importante : +13% en août.
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