France

quatre suspects en garde à vue, des armes lourdes saisies

Quatre personnes ont été interpellées après une opération visant la mouvance d’extrême droite mardi 31 mai, au cours de laquelle des armes lourdes et des substances pouvant servir à fabriquer des explosifs ont été saisies, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Un cinquième homme, également visé par l’opération, a été relâché faute de preuves à son encontre. On sait que tous les cinq appartiennent à la sphère “néo-nazie”, a-t-il ajouté.

De nombreuses armes ont été retrouvées, notamment dans le village de Brinkheim, au sud de Mulhouse (Haut-Rhin) : mitraillettes, fusils d’assaut, munitions, ainsi que des substances pouvant servir à la fabrication d’explosifs, a-t-on précisé. Pour le moment, cependant, on ne sait pas à quoi servent les suspects ni s’ils ont dissimulé des projets terroristes.

Une opération a été menée avec le Parquet national antiterroriste

Des téléphones et autres supports ont également été saisis pour être utilisés afin de déterminer si une éventuelle tombola était prévue, a indiqué mardi une source proche du dossier. Sollicité par l’AFP mercredi soir, le parquet de Mulhouse, actuellement compétent, n’a pas encore répondu.

L’opération, qui a mobilisé 200 gendarmes, s’est déroulée mardi dans le cadre de “visites administratives” autorisées par un juge de Paris, “en lien avec le Parquet national antiterroriste” (PNAT), Haut-Rhin. L’opération a été entreprise par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) après un travail de renseignement, a indiqué mardi une source proche du dossier. La garde à vue pourrait durer jusqu’à quatre-vingt-seize heures, après quoi le parquet de Mulhouse décidera des suites à donner à l’enquête.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Ultra-droite : Aurélien Shapo condamné à neuf ans de prison pour “nombreuses actions préparatoires” à des voies de fait

Le monde avec l’AFP