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Qu’est-ce que le jihad islamique palestinien frappé par l’armée israélienne ?

Extrait du Figaro avec l’AFP

Publié hier à 19:29, Mis à jour hier à 19:37

Le secrétaire général du Mouvement palestinien pour le Jihad islamique Ziyad Nahale lors d’une rencontre avec le président iranien le 5 août. AGENCE DE PRESSE WANA / Reuters

Focus – L’Autorité palestinienne est soutenue par l’Iran et est considérée comme proche du mouvement islamiste Hamas.

Ciblant les frappes israéliennes sur la bande de Gaza depuis vendredi, le Jihad islamique, fondé en 1981, est une organisation palestinienne engagée dans la lutte armée contre Israël. Formé par des étudiants de l’Université islamique de Gaza, il est considéré comme proche du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans l’enclave palestinienne depuis 2007.

Les deux groupes, soutenus par l’Iran, qui est l’ennemi numéro un d’Israël, sont liés au mouvement des Frères musulmans, une confrérie fondée en Égypte au XXe siècle. Le Jihad islamique opère principalement à Gaza, mais le groupe est également présent en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

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Israël affirme que les relations entre le groupe et Téhéran se sont renforcées. “Le chef du Jihad islamique (Ziad al-Nahalla) est à Téhéran au moment où nous parlons”, a déclaré vendredi le Premier ministre israélien Yair Lapid alors que son pays bombardait Gaza lors d’une “frappe préventive” contre le groupe militant par crainte de représailles suite à l’arrestation. de la rive ouest d’un de ses chefs quelques jours plus tôt.

Le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, a déclaré samedi au chef du Jihad islamique que les Palestiniens n’étaient “pas seuls” dans leur combat contre Israël.

Attaques suicides

En 1992, la branche armée du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, a été fondée. L’organisation était dirigée par Fathi Chakaki jusqu’en 1995, date à laquelle cet écrivain et médecin a été assassiné à Malte par une équipe envoyée par le service de renseignement extérieur israélien, le Mossad.

Considéré comme une organisation terroriste par Israël, les États-Unis et l’Union européenne, le Jihad islamique a revendiqué plusieurs attentats-suicides contre des Israéliens, notamment lors de la deuxième intifada (soulèvement palestinien, 2000-2005). Il a notamment mené en 1989 un attentat suicide contre un bus reliant Tel-Aviv à Jérusalem qui a fait 16 morts.

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De nombreux dirigeants de cette organisation radicale sont actuellement basés à Damas, en Syrie. Le Jihad islamique s’oppose à toute négociation avec Israël et rejette les accords d’Oslo signés par l’Autorité palestinienne et l’Etat hébreu en 1993. Bien que l’organisation coordonne régulièrement ses actions avec le Hamas, l’escalade actuelle démontre une certaine indépendance.

Le Hamas n’a pas tiré de roquettes sur Israël depuis le début de la flambée de violence vendredi, comme il l’avait fait en 2019 lorsque le Jihad islamique et Israël avaient échangé des tirs meurtriers pendant plusieurs jours après la mort d’un commandant militaire. . Il était le chef de l’organisation dans le nord de Gaza. Son successeur à ce poste, Taysir Al-Jabari, a été tué dans une attaque israélienne vendredi.