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Sims à la campagne : “Il faut agir vite”, insiste le Dr Teresa Tam

La situation du monkeypox évolue constamment et nous ne savons toujours pas grand-chose pour le moment, a déclaré le Dr Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, lors d’un point de presse qu’elle organisait tous les vendredis, et M. Howard Nju, administrateur en chef adjoint. D’où l’importance de recueillir le plus d’informations possible sur place.

Le plus important est d’obtenir l’épidémiologie des autorités sanitaires locales pour vérifier les paramètres épidémiologiques les plus déterminants, a insisté le Dr Tam.

Selon les autorités sanitaires canadiennes, la situation au Québec est préoccupante, même si elle est disproportionnée par rapport à la pandémie de COVID-19. En fait, la variole n’est pas aussi contagieuse que cette maladie.

Au 1er juin, il y avait 26 cas confirmés et 23 cas possibles de monkeypox à Montréal.

Horloge actuelle dans la métropole

Vendredi, la Direction régionale de la santé publique de Montréal (DRSP) a indiqué dans un communiqué de presse qu’elle continuait de surveiller l’éclosion d’infections à l’orthopoxvirus du singe (monkeypox).

Le premier cas signalé de monkeypox au Québec a présenté des symptômes le 29 avril. La DRSP a connaissance à ce jour de trois hospitalisations : deux associées à un risque d’obstruction des voies respiratoires et une associée à d’éventuelles atteintes ophtalmiques.

À Montréal, l’épidémie continue de toucher de manière disproportionnée les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, a indiqué la DRSP de la capitale dans un communiqué. Plusieurs cas sans lien épidémiologique avec cette communauté sont en cours d’investigation.

Mais l’appel à la vigilance est mis en œuvre dans tout le pays, ont insisté vendredi le Dr Tam et Nju, car le risque d’exposition au monkeypox ne se limite pas à un groupe ou à un environnement spécifique.

N’importe qui, quelle que soit son identité de genre ou son orientation sexuelle, peut être infecté et propager le virus par contact étroit avec une autre personne, y compris par contact sexuel intime ou par contact avec des objets contaminés.

Des milliers de doses de vaccins contre ce virus ont été acheminées au Québec. Désormais, les vaccins ne sont plus seulement disponibles pour les personnes à risque : Nous commençons à proposer le vaccin à certaines personnes qui ont visité certains endroits, a déclaré le Dr Nju.

Les autorités de santé publique du Québec surveillent de près les contacts. Vendredi, la DRSP de Montréal a mis à jour ses recommandations aux professionnels de la santé susceptibles d’évaluer les personnes infectées par l’orthopoxvirus du singe.

Les cas rapportés à Montréal montrent le plus souvent des lésions :

  • organes génitaux (50%);
  • dans la région anale (40%);
  • seins (34%), visage (30%);
  • par la bouche (28 % );
  • des membres (28%), y compris les zones palmaire (24%) et plantaire (10%).

On sait peu de choses sur le comportement du virus monkeypox dans les pays où il n’est pas endémique (où il n’est pas persistant). C’est le cas au Canada, où les experts sont donc actuellement incapables d’effectuer des exercices significatifs pour modéliser la propagation prévisible du monkeypox au Canada.

Mais ils recueillent des informations et sont prêts à faire plus pour comprendre l’évolution de cette maladie tropicale négligée, a déclaré le Dr Tam.