Le président du groupe RN à l’Assemblée s’est hissé à la 6e place du conseil d’administration d’Ifop-Fiducial, devant le chef de l’Etat.
Il n’a jamais été aussi populaire. Deux mois après sa défaite à l’élection présidentielle, Marin Le Pen bondit de 7 points au tableau d’affichage Ifop-Fiducial pour Match et Sud Radio et termine à la 6e place avec 44 % de bonnes critiques. Voilà l’ancien président du RN avec Le Mer (-4), mais devant Sarkozy (-1) et surtout devant Macron, avec 4 points. Une petite revanche pour la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a longtemps décroché de ce classement avec moins d’un quart des Français qui ont une “bonne opinion” d’elle. La diabolisation a fini par porter ses fruits. Le résultat des élections législatives, qui ont permis au RN de remporter 89 sièges, a brisé le plafond de verre, l’empêchant de venir à bout du Front républicain.
Dans le détail, Le Pen s’adresse désormais à l’électorat masculin (+9), aux plus de 65 ans (+9), aux 50-64 ans (+13), aux habitants des communes rurales (+15), aux dirigeants (+6). Il avance avec l’électorat de gauche (+5), mais chute avec Les Républicains (-6). Le patron du RN est suivi de son protégé Jordan Bardella. Il a marqué 6 points (31%). Le président sortant du parti d’extrême droite marche dans les pas de cette nouvelle génération d’élus très exposés lors des élections présidentielles et législatives. L’insoumis Adrien Quatenens, successeur de Mélenchon, profite de la même dynamique : +7 points et 22% de bonnes opinions.
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Signal Macron, borne épargnée
Marine Le Pen rit, Emmanuel Macron pleure. La cote de popularité du président réélu ne cesse de décliner. Après -2 en mai, il recule de 4 points en juin. Avec 42% de bonnes opinions, le chef de l’Etat rentre dans presque toutes les catégories : – 7 parmi les moins de 35 ans ; – 11 pour les personnes âgées ; – 9 parmi les ouvriers ; – 7 avec les électeurs de Mélenchon et – 12 avec les autocollants. Le président réélu, qui a subi le mépris des élections législatives, est sans majorité absolue à l’Assemblée. Confirmé à Matignon, Bourne semble pour l’instant épargné. Avec +5 bonnes opinions, le premier ministre talonne le président. C’est comme s’il payait l’inaction des deux premiers mois de l’exécutif, pas son chef de gouvernement. En tout cas, le tandem semble être entré dans une zone de turbulences. Les ministres clés sont dans le champ de vision des Français : le maire (économie) est en baisse de 4 points ; même peine pour Darmanin ; Atal (- 2) et Dusopt (- 3). Seuls les gardes des sceaux Dupont-Moretti (+4) et Veran (+1), assez discrets, s’en sortent un peu bien.
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La droite n’a pas été retrouvée, le communiste Russell a décollé
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Du côté de l’opposition, à l’exception de Marine Le Pen, personne ne profite vraiment de l’effondrement du pouvoir. Les dirigeants de droite restent impopulaires. Les têtes de LR ne récoltent pas : Xavier Bertrand (37%) et Laurent Vokies (35%) sont loin derrière, tout comme le média Rashida Dati (34%), qui ne fait pas mieux que Gérard Larsch (34%). Nicolas Sarkozy a cessé de chuter, mais reste à l’écart des anciens premiers ministres Edouard Philippe et Jean Castex. Même le phénomène de Fabien Russell (+5) est devant lui. C’est la première fois qu’un élu communiste figure dans le top 10 de ce classement des personnalités politiques préférées des Français.
L’enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio a été réalisée sur un échantillon de 1 009 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’études), après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les entretiens ont été réalisés par téléphone les 22 et 23 juin 2022.
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