France

suite à “l’escalade” que représentent les déclarations de la Russie, l’Union européenne veut imposer de nouvelles sanctions

Image de couverture : Josep Borrell lors d’une conférence de presse aux Nations Unies, New York, le 21 septembre 2022. Julia Nickinson/AP

  • L’Ukraine et la Russie ont échangé des prisonniers de guerre, le plus important depuis le début de l’offensive le 24 février. Du côté ukrainien, un total de 215 personnes ont été libérées, dont 188 “héros” qui ont défendu l’aciérie Azovstal à Marioupol (dont 108 membres du régiment Azov). Cinq commandants militaires, dont les chefs de la défense d’Azovstal, ont été transférés en Turquie, où ils resteront “dans une sécurité absolue et des conditions confortables” jusqu’à “la fin de la guerre”, a souligné Zelensky. Dix prisonniers de guerre – dont cinq Britanniques et deux Américains – font partie de cet échange et transitent par l’Arabie saoudite. Pendant ce temps, la Russie a renvoyé 55 prisonniers, dont l’ancien législateur Viktor Medvedtchouk, un proche collaborateur du président russe Vladimir Poutine, accusé de trahison en Ukraine.
  • Vladimir Poutine a ordonné mercredi une “mobilisation partielle”, une mesure jugée “urgente et nécessaire”. Au départ, 300 000 réservistes ont été touchés, majoritairement des civils ayant une expérience militaire, les plus âgés ayant 65 ans. Signe d’inquiétude chez de nombreux Russes, les sites Web des compagnies aériennes ont été pris d’assaut après le discours de M. Poutine, et une pétition sur Internet contre la mobilisation a déjà recueilli plus de 230 000 signatures. 1.332 personnes ont été arrêtées lors de manifestations anti-mobilisation, selon OVD-Info, une organisation spécialisée dans les décomptes d’arrestations. Ce sont les plus grandes manifestations en Russie depuis février.
  • Dans une adresse à la nation, M. Poutine s’est dit prêt à utiliser “tous les moyens” de son arsenal contre l’Occident, qu’il accuse de vouloir “détruire” la Russie. Il a accusé l’Occident, en particulier l’Otan, d’être à l’origine du “chantage nucléaire”, rejetant les accusations portées contre lui. “Ce n’est pas du bluff”, a-t-il assuré. “La guerre nucléaire est impossible à gagner et ne doit pas être menée”, a réagi Joe Biden sur le podium de l’ONU. Le président américain a attaqué de front la Russie, l’accusant de “violer de manière flagrante” les principes de l’ONU suite à son offensive en Ukraine.
  • S’exprimant par vidéoconférence lors de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies mercredi, Volodymyr Zelenskyy a exigé une “juste punition” contre Moscou – un mot qu’il a prononcé 15 fois – condamnant fermement l’invasion de son pays par les troupes russes et appelant à la création d’un tribunal spécial pour juger Moscou. pour son crime d’agression contre notre pays”. Il a également appelé l’ONU à retirer le droit de veto à la Russie.
  • Le Royaume-Uni continuera d’apporter une aide militaire à l’Ukraine jusqu’au “triomphe” de cette dernière face à la Russie, a promis mercredi soir la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss devant l’Assemblée générale des Nations unies.
  • Les autorités ukrainiennes ont accusé Moscou d’avoir de nouveau bombardé mercredi le site de la centrale électrique de Zaporizhzhia. La situation là-bas “continue de se détériorer”, a averti le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi. “Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d’attendre que quelque chose de catastrophique se produise”, a-t-il ajouté. A l’issue d’une réunion aux Nations unies consacrée à la sûreté nucléaire, plusieurs pays occidentaux ont fait une déclaration commune sur ” [rappeler] que le risque accru d’accident nucléaire restera dangereusement élevé tant que la Russie sera présente sur le site de Zaporozhye ».

Retrouvez notre direct d’hier en cliquant sur ce lien.

Retrouvez tous nos articles, analyses et reportages sur la guerre en Ukraine

Chronique. Alain Franchon : “La représentation du Sud global comme un bloc d’opposition anti-occidental est une caricature”

Une histoire. “Je préfère aller en prison qu’en Ukraine” : en Russie, le choc de la mobilisation militaire

Déchiffre. Russie : mobilisation “partielle”, un pari militaire loin d’être gagné

Discuter. Emmanuel Grinshpan “La crainte d’une réaction très négative de la société russe a jusqu’à présent convaincu Poutine de ne pas mener de mobilisation générale”

Réellement. L’annonce d’une mobilisation partielle en Russie est un “nouveau signe de désordre” de Vladimir Poutine, selon la communauté internationale

La synthèse. Entre Russie et Occident, Emmanuel Macron s’en prend aux célibataires

A l’ONU, Emmanuel Macron a reproché aux pays non alignés de rester neutres face à la guerre en Ukraine.

Vidéo. A l’ONU, Emmanuel Macron dénonce le “retour à l’ère de l’impérialisme et des colonies”

Tribune. Laura Petio : « Utiliser le vocabulaire militaire permet de justifier le contournement de certains processus et instruments législatifs »

Commentaires. “Ces images des charniers d’Izium, ces corps exhumés, cette main décomposée au bracelet jaune et bleu ne me quittent jamais”