Au lendemain de l’accident de poney qui a blessé 17 personnes, dont quinze enfants, dans un centre équestre de Saint-M’Hervé (Ille-et-Vilaine), on en sait plus sur les circonstances exactes de l’accident et les éventuelles failles qui auraient conduit à l’incident. Précisions fournies mercredi soir par le procureur de Rennes, Philippe Astruc, des premiers éléments de l’enquête menée par la brigade d’enquête de Vitré.
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Un voyage avec 15 à 20 poneys doubles
Au moment des faits, mardi 22 juillet au soir, deux jeunes femmes s’occupaient des enfants, âgés de 7 à 14 ans. Un à 23 ans et un Bafa. L’autre a 18 ans et est un apprenti conducteur qui a complété un galop 3 en équitation.
Après le dîner, vers 20h15, les 25 enfants ont été invités à transférer “15 à 20 poneys doubles du paddock”, a indiqué le procureur, vers un pré à une centaine de mètres, où ils passeraient la nuit, par un “chemin relativement étroit”. chemin clôturé de palissades”. Les chevaux, “sans monture ni bride, prirent leur route habituelle”. Les préposés suivirent alors les enfants. Le cheval de tête, selon les préposés, se retourna brusquement alors qu’il se trouvait à l’entrée du d’autres chevaux suivent immédiatement. C’est là que les chevaux traversent le groupe, blessant dix-sept personnes.
“Encadrement insuffisant” compte tenu de l’activité
Ce mercredi, les investigations ont porté sur “la vérification du respect de la réglementation applicable à l’activité en cours au moment des faits, notamment au regard du nombre de cadres et de diplômes requis à cet effet”, selon Philippe Astruc. L’analyse initiale a conclu qu’il y avait «une surveillance inadéquate de […] de l’action sociale et le code de la famille. Soit un animateur pour douze enfants de plus de 6 ans. Dans ce cas, c’était deux pour 25.
Selon le procureur, “l’accident semble trouver la cause en partie […] tant dans la surveillance du groupe d’enfants que dans le transit d’un groupe important d’animaux, sans méthodes permettant d’assurer leur contrôle éventuel ».
A ce stade de l’enquête, toutes les personnes interrogées sont des témoins et personne n’a été interpellé, explique Philip Astruk.
Tout au long de la matinée, les familles des enfants non transportés à l’hôpital se sont relayées pour récupérer leurs enfants après leur prise en charge par les Urgences Médico-Psychologiques du Samu 35. | MATHIEU PATTIER / OUEST FRANCE
La fille est toujours en soins intensifs
Mercredi soir, sur les quinze enfants blessés, seuls deux étaient encore soignés à l’hôpital de Rennes : Un enfant “né en 2014” a subi des fractures à la tête. Elle est toujours en réanimation pédiatrique, mais son pronostic vital n’est pas engagé. L’autre enfant, “né en 2011, présente diverses fractures”. Elle est en chirurgie pédiatrique et bénéficie d’un “ITT d’au moins 50 jours, sous réserve d’investigations complémentaires”. Toutes les autres victimes, plus légèrement blessées, ont réussi à sortir de l’hôpital. Il en va de même pour les deux qui surveillaient les enfants pendant les événements.
Le camp d’été est présent depuis dimanche dernier à la base équestre. Seize enfants étaient originaires d’Illes et de Villeneuve, trois du Maine et Loire, deux d’Indre et Loire, deux autres de Loire-Atlantique, un de Mayenne et un de Haute-de-Seine.
15 enfants blessés par des poneys : “un encadrement insuffisant”, selon le parquet de RennesGRAND chevron_leftchevron_right
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