France

une enquête pour “non-assistance à personne en danger” a été ouverte en avril à la suite d’une plainte familiale de l’Etat contre l’Etat.

Les investigations ont été confiées à la brigade d’interception des délits contre les personnes, a indiqué le parquet de Paris à franceinfo.

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Publié le 16.06.2022 11:08 Mis à jour le 16.06.2022 11:31

Temps de lecture : 1 mn.

Une enquête a été ouverte le 19 avril pour “non-assistance à personne en danger” et “prévention de la délinquance” en lien avec le meurtre de Samuel Patti, a indiqué le parquet de Paris à franceinfo jeudi 16 juin. Les investigations ont été confiées à la Brigade de prévention de la délinquance contre les personnes (BRLD), a indiqué le parquet.

La famille de l’enseignant, tué en octobre 2020 près de son collège de Conflan-Saint-Honorine (Evelyn), a porté plainte début avril contre l’administration. “Des erreurs ont été commises à la fois par l’éducation nationale et le ministère de l’Intérieur, sans lesquelles Samuel Patti aurait pu être sauvé”, a déclaré leur avocate, Virginia Le Roy.

La plainte de 80 pages visait “plusieurs agents du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Instruction publique” qui avaient besoin de connaître, directement ou indirectement, la situation de Samuel Patty. L’une des questions juridiques est de déterminer si ces agents pouvaient avoir connaissance de l’existence d’une menace réelle, ciblée et immédiate dirigée contre le professeur. Ce dernier a été tué par un réfugié russe d’origine tchétchène qui l’a accusé d’avoir montré des caricatures de Mahomet en classe. Un homme de 18 ans qui revendiquait son geste, se félicitant de “venger le prophète”, a été abattu par la police.

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