France

Castro rejoint la finale du Top 14 en éliminant Toulouse

Le Fidjien de Castro Filippo Nacosi affronte le Stud Toulouse en demi-finale du Top 14 à Nice le 17 juin 2022. CHRISTOPHE SIMON / AFP

Jusque-là, la logique a été suivie : Castro, premier de la saison régulière, se qualifie pour la finale du Top 14 grâce à sa victoire au bout de la tension, vendredi 17 juin, à Toulouse (24-18), tenant du titre en demi-finale à Nice, dans une ambiance derby.

Tarnet n’a pas échappé au fait qu’en route vers leur dernier sacre en 2018, ils avaient déjà éliminé le Stade toulousain, défendant le titre. Le CO s’affrontera le 24 juin en finale – la huitième de son histoire – Montpellier ou Bordeaux-Bègle, qu’ils affronteront samedi, également face à l’Allianz Riviera.

Vendredi soir, dans l’antre habituel des joueurs de l’OGC Nice, assez équitablement répartis entre les supporters des Rouges et des Bleus, Toulouse, comme lors de son barrage gagnant contre La Rochelle (33-28) la semaine dernière, a encore connu un fort taux d’entrée. . Un départ droit, récompensé par l’expérience – sans doute entachée d’un attaquant – dès la 2e minute de l’ailier international Matisse Lebel, qui s’est engouffré dans l’écart intérieur pour égaliser entre les poutres face à la broche du lanceur, particulièrement bruyante.

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Castrer avec courage

Dominant la conquête, les hommes d’Hugo Mola ont peu à peu baissé le ton et laissé, du fait de leur indiscipline, Castrese revenir dans le match grâce au pied exact du découvreur argentin Benjamin Urdapileta. Encouragé par les deux cartons jaunes donnés au géant australien Rory Arnold et à la prostituée Julien Marchand, Castro, après avoir échoué à passer l’orage, pourrait même faire une pause sans l’expérience repoussée par la vidéo de l’ailier Jeffrey Palis (9-10).

A une température plus supportable que celle qui prévaut en Occitanie, le club tarnais, bien moins sollicité par son adversaire depuis plusieurs mois, a finalement pris les devants dès son retour des vestiaires. Le demi de combat uruguayen, Santiago Arata, monté dans la hiérarchie du poste de Castro devant l’icône locale Rory Cocott, a ensuite égalisé chez le filou du cancer lors du premier essai de son équipe (16-10, 43e).

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Avec l’exploit individuel de l’ouvreur bleu Romain Ntamak, dont l’accélération a laissé perplexe la défense adverse, Toulouse a semblé rattraper un moment le fil de son match, revenant à un point derrière son adversaire, puis prenant même l’avantage après un penalty de Thomas Ramos. (18-16 ). Mais le commandant, toujours aussi combatif, s’est détaché pour faire respecter la décision dans les dix dernières minutes et confirmer à jamais son billet pour le Stade de France grâce à un penalty d’Urdapileta et une nouvelle tentative, cette fois marquée par l’arrière Julien Dumora. Et puis rêver du sixième bouclier de Brenus.

« Les travaux ne sont pas terminés, rappelle le trois-quarts Castro Centre Thomas Combezou. La fin est la semaine prochaine [en finale]. Cette demi-finale a été à l’image de notre saison, un match difficile et serré. On n’a pas baissé les bras, on savait qu’il fallait travailler dur et qu’à un moment ou à un autre cela pouvait se retourner contre nous. »

Saison blanche pour Toulouse

C’est une déception pour Toulouse. La belle machine a subi trop d’échecs, comme une saison à carreaux qui a débuté bien avant de connaître un ralentissement majeur au cœur de l’hiver en l’absence de ses nombreux ressortissants français retenus par le Tournoi des six nations.

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Assommés par leur lourde défaite en demi-finale de Coupe d’Europe contre l’Irlandais du Leinster (40-17), qui l’a privé de son titre, les plus grands vainqueurs du rugby français semblent avoir retrouvé leur meilleur niveau la semaine dernière au tir face à La Rochelle. Il est finalement revenu sur ses échecs face à Castro.

“Notre indiscipline en début de match nous a peu coûté et a permis à Castro de revenir dans le match”, a déclaré l’entraîneur toulousain Hugo Mola. “Nous avons peut-être manqué quelques ingrédients pendant un certain temps, mais nous ne sommes pas trop loin”, a-t-il déclaré.

Au vu de la qualité de l’effectif, la saison blanche nuit au Stade toulousain. Mais des recrutements pour la saison prochaine (Pierre-Louis Barassi, Melvin Jamine, Arthur Retier, Ange Capuozzo, etc.) lui permettront peut-être de se remettre.

Le monde avec l’AFP