France

“Ce sera difficile”, confie un député de la majorité à l’Assemblée nationale, qui craint un débat houleux

Plusieurs fois mis en minorité lors de l’examen du texte sur le Covid-19, le gouvernement et sa majorité relative à l’Assemblée s’attaquent à un gros dossier, ce lundi avec le premier texte majeur du quinquennat sur le pouvoir “d’acheter”.

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Publié le 18/07/2022 07:51 Mis à jour le 18/07/2022 07:52

Temps de lecture : 2 min.

La négligence depuis début juillet ne s’est pas encore complètement fait sentir pour le gouvernement. Mardi 12 juillet, la loi liée au Covid n’a pas recueilli suffisamment de voix pour être promulguée à l’Assemblée nationale : tous les partis d’opposition se sont regroupés pour voter contre le retour du contrôle des écarts sanitaires aux frontières. Et cette situation donne des sueurs froides au gouvernement et à sa majorité relative face au problème le plus pressant du gouvernement : le pouvoir d’achat.

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Ce lundi 18 juillet, le projet de loi Pouvoir d’achat et ses myriades de mesures de soutien arrivent en hémicycle, où l’opposition entend montrer du muscle. “Ça va être dur”, a commenté le député de la Renaissance Paul Meady, qui a admis avoir subi un “choc de pression” lors des débats sur l’urgence sanitaire. Loin d’être sereins, les députés macronistes tentent de renverser la vapeur. “Il sera difficile pour l’opposition de ne pas voter des mesures spécifiques de pouvoir d’achat”, théorise l’élu d’Esson, qui pense que les débats épidermiques autour de l’écart sanitaire seront cette fois plus calmes.

Même intention avec Prisca Thévenot, qui a apprécié le travail à la commission, “âpre, difficile, mais qui a réussi”, souffle-t-elle. “Nous ne sommes pas là pour préparer la prochaine échéance électorale”, poursuit le porte-parole du groupe Revival, qui précise “nous sommes en train d’agir”. Pour montrer sa bonne volonté, ce fameux compromis, des amendements ont été adoptés par des députés de l’opposition, notamment par des députés Les Républicains. Cependant, le risque est grand que le débat s’embrase sur des sujets liés à l’énergie, comme la réouverture d’une centrale au charbon. La stratégie est en tout cas simple pour la majorité : ne pas répondre aux attaques et être présent dans l’hémicycle pour éviter l’humiliante défaite de début juillet.

Promis aux Français durant l’été face à une inflation galopante, ce projet de loi de 20 articles “portant des mesures extraordinaires de protection du pouvoir d’achat” passe jeudi en première lecture avec plus d’un millier d’amendements clés. Les députés poursuivront l’examen du projet de budget rectificatif pour 2022, qui doit permettre de financer et de compléter ces mesures. Parmi les principales figurent des revalorisations anticipées de 4 % des pensions de dépendance et d’allocations sociales, une augmentation de 3,5 % des salaires des fonctionnaires, un chèque alimentaire de 100 euros, auxquels s’ajouteront 50 euros par enfant. Il y a aussi l’extension de la ristourne sur les carburants de 18 centimes et du bouclier tarifaire de l’énergie, la suppression de la redevance audiovisuelle ou encore le triplement de la prime Macron (détaxée et désocialisée).

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