France

La coalition anti-vaccination réaffirme ses certitudes : les soignants suspendus seront réintégrés

Bien qu’après les comités scientifiques et médicaux nationaux, le gouvernement ait annoncé vendredi que les infirmiers suspendus ne seraient pas réintégrés, le Collectif anti-vaccination obligatoire maintient sa position : l’État sera dans l’obligation de réintégrer les infirmiers suspendus.

FJO. avec F. Perumal et B. Pancio-Villon • Publié le 22 juillet 2022 à 17h00, mis à jour le 22 juillet 2022 à 17h48

Au piquet dressé depuis plusieurs mois devant le CHUG, les militants restent mobilisés. Plus que jamais, ils verront sûrement la fin de cette bataille commencée par leur refus de se faire vacciner ou, pour certains, le refus de l’obligation de vaccination qui leur est imposée.Parmi eux ce vendredi matin, Mona Hedreville. Elle est en détention provisoire depuis décembre 2021. Depuis, avec l’aide de sa famille, de ses amis, de la population, elle tente de survivre aux vicissitudes de la vie. Parfois, vous devez négocier avec les créanciers pour obtenir une prolongation. D’autres fois, il faut payer ici et là pour ne pas tout perdre.Malgré ce statut “différé” qui lui colle désormais à la peau, elle n’a pas arrêté de faire du sport. Différent certes, mais toujours au service des patients qui lui font confiance.

© Guadeloupe

. • ©B. Panciot Villon

Pourtant, tout le monde est convaincu : même si l’Etat confirme sa fermeté face à la situation des personnes éloignées, il sera contraint de transiger.Pour le Collectif et en particulier pour l’UTS-UGTG du CHUG, la réinsertion de ces personnels éloignés est déjà du bon sens.

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Il est également très difficile de connaître le nombre réel de personnes suspendues en Guadeloupe. Si le Collectif parle de plus d’un millier de personnes suspendues, l’ARS estime que début juin, sur les 17 400 personnels de santé de Guadeloupe qui relèvent du périmètre de l’ARS (hors SDIS et Département) :

– 774 n’étaient pas vaccinés début juin :

– 505 formations sanitaires publiques et privées,

– 197 établissements et services médico-sociaux,

– 67 professionnels libéraux

– 5 dans les labos.

A noter également que sur les 505 salariés des établissements de santé publics et privés, 70% ne sont pas des soignants mais des personnels de santé.

Certaines voix s’élèvent aussi pour exiger la vérité sur ce chiffre pour éviter qu’il ne soit ici ou là un argument démagogique

Quant à Ari Shalus, il a profité d’une rencontre avec le ministre de la Santé, François Brown, pour lui demander d’entamer un dialogue apaisé avec ces personnels de santé suspendus, notamment en explorant toutes les autres alternatives possibles.

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